
La fiche d’un nœud
Type de carte, version de firmware, batterie, télémétrie, et l’historique des trente derniers jours. Puis le voisinage réseau : voisins radio directs, chemins segmentés par traceroute, et le rapport signal-bruit saut par saut.

Le maillage Meshtastic réunionnais grandit nœud par nœud, chacun posé par un bénévole sur un toit ou une crête. Les paquets circulent, les passerelles MQTT les font transiter — puis ils disparaissent. Rien ne dit quelle zone est réellement couverte, quel relais porte le trafic des autres, ni depuis quand un nœud a décroché.
L’historique va dans TimescaleDB plutôt que dans une table classique.
On interroge tous les relevés d’un nœud sans que la requête s’effondre quand le volume grossit. Une décision d’architecture, pas un réglage.
Un worker Node distinct s’abonne aux topics Meshtastic et écrit au fil de l’eau. Le site, lui, ne fait que lire.
Une requête web vit quelques centaines de millisecondes, un abonnement MQTT doit tenir des semaines : les deux ne peuvent pas partager le même processus. Et la carte reste debout si l’ingestion tombe, l’ingestion continue si le site redémarre.
Un trait entre deux nœuds ne se dessine pas sur une seule observation : les relevés des passerelles, les voisins déclarés et les sauts prouvés par traceroute sont recoupés sur sept jours.
Qu’une passerelle entende un nœud ne prouve pas qu’ils se parlent directement. Une carte de couverture qui confond les deux ment sur la portée réelle du réseau — et c’est justement ce qu’on vient y vérifier.
La position d’un nœud mobile est ramenée sur une cellule d’environ 500 mètres, toujours la même. Et un nœud est flouté par défaut : il faut qu’un administrateur le déclare relais fixe pour qu’il apparaisse à sa position réelle.
Un flou aléatoire se moyenne : recoupez assez de relevés et le vrai point ressort. Une grille constante, non. La carte affiche souvent le domicile de quelqu’un — la valeur prudente devait être celle qu’on obtient sans rien configurer.
Le projet est open source et s’installe en Docker Compose. Aucun service propriétaire dans la chaîne : Mosquitto, Postgres et le worker tournent chez qui l’héberge.
Le réseau appartient à ceux qui posent les nœuds. Un outil de supervision fermé — ou seulement attaché à un fournisseur — les rendrait dépendants d’un hébergeur qu’ils n’ont pas choisi.

Type de carte, version de firmware, batterie, télémétrie, et l’historique des trente derniers jours. Puis le voisinage réseau : voisins radio directs, chemins segmentés par traceroute, et le rapport signal-bruit saut par saut.

Nœuds connus, nœuds actifs sur vingt-quatre heures, paquets par minute et répartition par type. L’historique est conservé en série temporelle, pas en instantané.


Décrivez-moi ce que vous avez à observer, à suivre ou à piloter. Un premier échange d’une heure pour voir ce que ça demande.